Depuis plusieurs mois, le gouvernement français a intensifié les renvois de ressortissants tchétchènes vers la Russie, souvent au mépris des garanties les plus élémentaires du droit d’asile. Derrière chaque mesure d’expulsion, il y a une personne qui risque la persécution, la torture, voire la mort à son retour.
Nous avons défendu plusieurs de ces hommes et femmes devant les juridictions administratives et la Cour européenne des droits de l’Homme. Dans l’un de ces dossiers, l’expulsion d’un jeune Tchétchène a été stoppée in extremis à l’aéroport de Roissy, alors qu’il se trouvait déjà à bord de l’avion. Dix minutes avant le décollage, la CEDH a ordonné la suspension du renvoi.
Ces affaires révèlent une logique inquiétante : sous couvert de lutte antiterroriste, des personnes sont renvoyées vers des pays où elles risquent des traitements inhumains. La Convention européenne des droits de l’Homme interdit pourtant de manière absolue ces renvois, quel que soit le motif invoqué par l’État.
Nous continuerons à nous battre pour que le droit d’asile reste une protection réelle, pas un principe vidé de sa substance par des considérations politiques.
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