Le 21 octobre 2025, la Cour d’appel de Paris a relaxé Abdourahmane Ridouane, président de la mosquée Al-Farouk de Pessac, des accusations d’apologie du terrorisme. Le cabinet a assuré sa défense conjointement avec Maître Rafik Chekkat.
Les faits
En 2024, Abdourahmane Ridouane a été poursuivi pour trois publications sur les réseaux sociaux en lien avec la guerre à Gaza. Deux étaient de simples partages de publications d’autres utilisateurs. La troisième rendait hommage à Ismaïl Haniyeh après son assassinat en juillet 2024 à Téhéran.
Arrêté en août 2024, il a été placé en détention provisoire avant d’être libéré en novembre 2024 et assigné à résidence à Pessac.
La condamnation en première instance
Le tribunal de Meaux l’avait condamné à quatre mois d’emprisonnement avec sursis probatoire, deux ans d’interdiction du territoire français et inscription au FIJAIT — le fichier judiciaire des auteurs d’infractions terroristes. Nous avons immédiatement interjeté appel.
La relaxe en appel
Devant la Cour d’appel de Paris, la défense a soutenu que les publications ne constituaient pas une adhésion à une idéologie terroriste, et soulevé le caractère disproportionné de l’inscription au FIJAIT.
La Cour a infirmé le jugement de première instance, reconnaissant que les publications ne relevaient pas de l’apologie du terrorisme.
Au-delà du dossier individuel
Cette affaire s’inscrit dans un contexte de judiciarisation de la parole publique, notamment lorsqu’elle touche au conflit israélo-palestinien.
Articles externes
Besoin d'assistance ?
Je vous accompagne dans vos démarches.
Découvrir cette expertise